Gérer
son stress, ses émotions pour vivre sans stress et vaincre le stress.
Le stress
Le mot stress vient du latin stringere qui signifie
éteindre, serrer, resserrer, lier, qui a donné naissance en français à
étreindre, entourer avec le corps, avec les membres, en serrant
étroitement, accompagné de sentiment opposés. Étouffer nous conduit à
oppresser, serrer : angoisse et aussi à détresse, sentiment d’abandon,
de solitude, d’impuissance.
Un deuil, une rupture, un conflit grave sont toujours
négatifs. Une joie, une réussite, un nouvel amour sont toujours positifs.
Mais, il existe d’autres formes des stress, petits ou grands, suivant ce
que nous faisons.
Aussi nous réagissons bien, notre réaction est adaptée
à la situation. Si nous nous exprimons sans effort particulier d’adaptation,
sans violence, sans agressivité, ni inhibition, alors le stress que nous
subissons peut être appelé un bon stress.
Ainsi, travailler est tout à fait positif si l’on
effectue un travail stimulant et que l’on aime, si on l’effectue à son
rythme et que l’on en éprouve du plaisir.
Il en est de même d’une activité sportive quelle qu’elle
soit : disputer une partie, un match à sa mesure, à son rythme et non
à la vitesse de l’autre, ce qui évitent les réactions d’adaptation
qui mobilisent le cerveau et obligent le corps à se défendre.
A l’opposé, chaque fois que notre réaction est
mauvaise, que nous réagissons avec violence, agressivité, ou au contraire
que nous réprimons notre réaction, nous subissons des perturbations
psychologique et biologiques, le stress est alors négatif.
Selon le mode de réaction au stress, on distingue deux
types de comportement : un comportement extraverti ou un comportement
introverti. Un comportement intermédiaire, un point d’équilibre entre
les deux permet une réaction adaptée.
Les personnes extraverti s’extériorisent et répondent
au stress par des réactions excessives. La moindre contrariété les
irrite, ils ont la colère facile et l’agressivité toujours un peu
disproportionnée par rapport à l’événement. Ce sont des battants,
ambitieux, agressifs, impulsifs, constamment sous tension, en compétition
avec leur entourage et avec eux-mêmes. Ils sont toujours accrochés à leur
montre, pressés, préoccupés par des détails, angoissés par une
échéance. Impatients chroniques, ils sont incapables de se relaxer. Ils s’épanouissent
dans le travail, lui sacrifiant leur vie familiale et affective.
Les personnes introverti sont rongés par un feu
intérieur parce qu’ils intériorisent leurs réactions au stress.
Apparemment résignés, paisibles, ils souffrent en silence et refoulent
leur agressivité. Ils sont rarement en colère, mais sont de faux calmes.
Plus patients, moins pressés, ils n’attaquent pas, ils se rongent
intérieurement.
Pour comprendre les autres, il faut parfois se
comprendre, en effet notre caractère, notre tempérament, notre façon d’agir
sont souvent responsables de nos difficultés.
L’obsessionnel :
L’obsession est un trait de caractère, la rumination
est un facteur de stress pour la personne et son entourage. L’obsessionnel
rend malheureux, il l’est aussi, victimes de ses manies, de son angoisse
dès qu’il doit changer ses habitudes.
La rumination entretient le processus de stress et, parce
que ceux qui ressassent sans fin leurs frustrations le font de nuit comme de
jour, elle est la cause fréquente de troubles du sommeil.
L’angoissé :
Les tempéraments anxieux, angoissés, pessimistes sont
plus vulnérables au stress que les tempéraments optimistes. La moindre
agression ou l'inconnu deviennent pour eux des problèmes graves. Ils ne
savent n’y se détendre, ni prendre leurs distances par rapport aux
événements. Généralement un peu masochistes, ils prennent presque
plaisir à rechercher les situations angoissantes. Ce qui n’est pas fait
pour les rassurer.
Le phobique :
Il a peur du train, de l’avion, des grands espaces, des
autres etc… Une véritable panique apparaît, accompagnée de sueurs, de
tremblements, de crise de panique, d’anxiété.
Le peureux :
La peur est un stress latent engendré par une cause
consciente d’insécurité ou par des facteurs inconscients programmés
depuis l’enfance.
Le stress au travail :
Les causes sont dues à l’environnement, à l’excès
ou à l’insuffisance de travail.
Il existe une forte relation entre la quantité excessive
de travail et la consommation élevée de cigarettes et également entre la
baisse de l’estime de soi et le refuge dans l’alcoolisme.
36% des français se plaignent de problèmes
professionnels et d’une mauvaise adaptation à leur travail. Dans certaine
usines 25% des femmes sont sous anxiolitiques. Ils et elles souffrent de
leurs conditions de travail, ou bien des exigences de leurs employeurs.
On constate une recrudescence des ulcères, des maladies
cardiaques, des cancers et des suicides.
Un travail peut-être non gratifiant matériellement ou
intellectuellement. Dans les deux cas il est source de stress. Quand le
travail est fait sans enthousiasme, les résultats sont médiocres et les
erreurs fréquentes.
Définir
le stress
"Le
stress est une réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui
lui est faite" Hans Selye.
Il
est possible de définir le concept de stress comme l'ensemble des stimuli que nous recevons en
permanence. Ces stimuli peuvent être agréables (plaisir) stress positif ou désagréables
(contrainte) stress négatif. Tant que notre organisme a la capacité de s'adapter, nous ne
ressentons pas les effets nocifs du stress. D'où le concept nommé le Syndrome
Général d'Adaptation : STRESS, nommé en 1956 par le Canadien, Hans Selye.


Inventaire de ses symptômes de stress
|
Ce questionnaire a pour but d'aider à prendre conscience de son
niveau de stress. Voyez les questions fréquentes "Qu'est-ce que le
stress?" et "Comment réduire le stress ?". |
Merci aux auteurs, Jacques Lafleur,
psychologue (voir Bottin de psychologues) Robert Béliveau, m.d.
pour l'autorisation de reproduire ce questionnaire. Tiré du livre : Les
quatre clés de l'équilibre, Les Éditions Logiques, 1994. |
INSTRUCTIONS
Sur la grille qui suit, on note les symptômes de stress qu'on
a ressentis durant le dernier mois.
Chaque symptôme est suivi des chiffres 0, 1, 2 et 3. On
répond en cochant le 0 si on n'a pas du tout ressenti le symptôme en question.
On coche le 1 si on l'a ressenti un peu ou rarement. On coche le 2 si on l'a
ressenti modérément ou assez souvent. On coche le 3 si on l'a ressenti
beaucoup ou continuellement.
Note: les énoncés précédés d'un astérisque et écrits en
italique décrivent des manifestations d'un état de stress désirable, que nous
appelons équilibre. On y répond de la même manière.
INTERPRÉTER LES RÉSULTATS
Ce questionnaire aide à prendre conscience de l'ensemble des manifestations
de notre tension actuelle. Selon leur nombre, leur nature et leur intensité,
nos symptômes nous montrent qu'on est en équilibre (la vie est belle, je me
sens bien avec les autres, etc.) ou en déséquilibre (je suis découragé(e),
je ressens de la fatigue, etc.).
Selon qu'on est ou non en équilibre, on aura plus ou moins de symptômes de
stress, qui seront plus ou moins intenses (si on a quelques pertes de mémoire,
c'est moins grave que si on oublie tout) et qui révéleront un déséquilibre
plus ou moins grand (avoir des idées suicidaires, c'est plus grave que de
regarder souvent l'heure).
L'idée est de constater l'état de tension qui est présentement le nôtre.
Observer est une première étape. Quand on sait mieux quel est notre niveau de
stress, on peut travailler à aller mieux.
1. La nature des symptômes
Notre niveau de stress est très élevé si on a noté des 2 ou des 3 pour
l'un ou l'autre des symptômes suivants. Il serait bon dans ce cas d'aller
chercher de l'aide professionnelle. Ce sont: je vieillis vite, je panique, j'ai
les nerfs à fleur de peau, je suis déprimé(e), je m'isole, j'ai perdu le
désir d'apprendre, je fuis tout ce que je peux fuir, j'ai un sentiment de vide,
je n'ai plus le goût de rien faire, je fais de plus en plus d'efforts pour de
moins en moins en résultat, je ne me reconnais plus, j'ai l'impression que
quelque chose en moi est brisé, je suis désespéré(e), je suis au bout de mon
rouleau ou j'ai des idées suicidaires.
Si on a noté des 1 pour ces mêmes symptômes, des changements s'imposeront
bientôt, pour éviter que notre état s'aggrave.
2. L'intensité des symptômes
Les symptômes de stress vont ensemble. Si on a des 2 ou des 3 dans au moins
cinq des huit catégories, on est trop stressé(e) et on a avantage à changer
des choses pour vivre mieux.
3. Le nombre de symptômes
Il n'y a pas de nombre de symptômes en deçà duquel tout va bien et
au-delà duquel tout va mal. Cela dit, si on ressent modérément ou beaucoup
plus d'une quinzaine de symptômes (on a noté 2 ou 3), il vaut sans doute la
peine de travailler à baisser notre tension. Si on en a quarante ou plus, on
peut difficilement se cacher que ça va mal.
4. Les indices d'équilibre
Chaque catégorie de symptômes commence par un indice précédé d'un
astérisque et écrit en italique qui révèle un état d'équilibre. Ils sont
aussi importants que les autres. Ainsi, si on trouve que la vie est belle, si on
a des projets et de l'énergie, si on se sent bien seul(e) et avec les autres,
on est probablement près de l'équilibre, même si on a occasionnellement des
maux de tête et parfois de la difficulté à se concentrer.
Reprendre régulièrement le questionnaire
Nos réponses nous indiquent notre état de tension actuel.
Dans quelques mois, selon les changements qu'on aura mis de l'avant et selon les
nouveaux événements qui auront marqué notre vie, notre état de tension
pourra avoir changé. C'est pourquoi il est utile de noter la date à laquelle
on a rempli le questionnaire, de conserver nos résultats et de répondre de
nouveau dans quelques mois, et ainsi de suite, périodiquement.
proposition aussi sur ce thème :
-
séminaires de
2 jours (2 x 8h)
-
séminaires de
1 jour (1 x 8h)
-
séminaires
d'une demi-journée (4h)
-
conférences
de 45 min. à 2h
Les moyens
pédagogiques mis en œuvre dans ces cours et séminaires sont des plus
modernes.
Les parties explicatives allient la voix de l'animateur à des projections
d'animations multimédia sur ordinateur et des effets sonores.
Elles sont entrecoupéles de nombreux exercices pratiques de respiration, de
relaxation diverses
et de petits travaux d'écriture.
L'attention du participant est de ce fait constamment attisée et l'impact
momentané renforcé,
ce qui garantit un impact sur «l'après-séminaire» plus intéressant.
Que faut-il pour bien maîtriser le stress ?
La
gestion du stress nécessite impérativement 4 stratégies :
1. savoir ce qu'est le stress
2. une hygiène de vie efficace et agréable
3. le contrôle de son émotivité, des réflexes nouveaux et une attitude juste
4. apprendre à
-
se relaxer
parfaitement dans la vie quotidienne et au travail
-
respirer correctement
-
pour :
-
éliminer les tensions nerveuses, l'irritabilité, l'agressivité
-
éliminer les effets des vieux stress accumulés
-
renforcer la conscience de son corps (schéma corporel)
-
réduire les blocages physiques et psychiques
-
extérioriser les sentiments refoulés
-
mieux gérer son propre comportement
-
activer des sentiments positifs, la confiance en soi
-
retrouver la paix intérieure, la sérénité et la joie de vivre.
|
1. |
Qu'est-ce
que le stress |
|
2. |
Quel
est l'effet du stress |
|
3. |
Quelle
est ma situation personnelle |
|
4. |
Comment maîtriser le stress |
|
5. |
Eliminer ou diminuer les sources de stress |
|
6. |
L'hygiène de vie |
|
7. |
La
respiration |
|
8. |
La
relaxation |
|
9. |
L'attitude juste |
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10. |
La
perception |
|
11. |
Le
questionnaire |
|
12. |
Le
contrat avec moi-même |
Vous êtes le visiteurs.
Merci de votre visite à bientôt. |