NALPA

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Groupe de soutien, d'écoute, et d'affirmation de soi. le 15 12  2000  20h00

Non A La Peur de l'Autre

NALPA regroupe un ensemble de personnes dont les compétences viennent se
compléter afin de faire prospérer l’association.

Les membres fondateurs, ils composent le bureau :

Olivier GAY
Président
Phobique social, il est à l’origine de la création de l’association nalpa.


Estelle AUDOUARD
Trésorière
Banquière de profession, elle détient un rôle majeur quant à la gestion financière de l’association.

Les membres d’honneurs :

Pierre DASSIGNY
Sophrologue et Psychothérapeute
Il anime les séances de rencontres.


Catherine BOTTERO
Comédienne et Art-Thérapeute
Elle assure par sa présence ponctuelle, le suivi des activités thérapeutiques proposées.


L’Espace Boris Vian :

Qui va permettre à nalpa de trouver des locaux dès septembre 2000 au 3, rue Jean-Claude TISSOT.


Avec le soutien de la ville de Saint Etienne,

et de l'Uversité de la doua LYON

http://welcome.to/nalpa

 

J'ai connu Médiagora, association de phobiques sociaux et d'agoraphobes sur Paris, Lille et Rouen, il y a environ un an et demi. J'avais alors 18 ans. J'ai découvert cette association par une psychologue de l'hôpital de Saint-Anne, à Paris, alors que je me trouvais dans la période la plus difficile de ma phobie sociale. Ce psychologue, en me donnant au téléphone les coordonnées de l'association, m'a par ce geste énormément aidée.

Car dans les semaines qui suivirent, je décidais de me rendre à Médiagora Paris coûte que coûte. Je voulais vaincre ma phobie sociale, vaincre mes peurs, vaincre ce qui faisait de ma vie l'enfer que je connaissais alors. L'association fut ma première aide, et y aller m'a immédiatement permis d'aller mieux, en vérité. Pour de nombreuses raisons
:


Tout d'abord, rencontrer des gens ayant les mêmes problèmes que moi m'a non seulement aidée sur le plan moral, mais également largement thérapeutique : car être phobique social implique que l'on se sent très différent des autres, et très détectable dans sa phobie ; on a l'impression de n'être aux yeux des autres plus que cela. Or, j'ai pu réaliser en me rendant là-bas que la phobie sociale n'était pas un problème voyant comme « le nez au milieu de la figure », mais bien simplement un difficile problème qui m'empêchait de m'épanouir. Médiagora m'a permis de RELATIVISER LA SITUATION et L'IMAGE QUE JE PENSAIS QUE LES AUTRES AVAIENT DE MOI. Rencontrer d'autres phobiques est extrêmement enrichissant. C'est apprendre à voir qu'on n'est pas que ça : à la fois en s'observant dans les yeux des autres adhérents, et aussi en observant ce que les autres sont à nos yeux.

Les gens qui viennent à l'association se trouvent très souvent dans une situation d'urgence, et trouvent là-bas, avec énormément de satisfaction, le REPOS dont ils avaient besoin en y venant. Il s'agit par exemple d'échanges d'adresses de psychologues et de psychiatres TCC, mais aussi d'une grande prise de conscience : on peut TRAVAILLER SES ANGOISSES, et en sortir progressivement. Grand soulagement quand ils le savent puisqu'ils pensent, la plupart du temps, être définitivement "malades", quand ils viennent à l'association pour la première fois.

Un autre avantage de l'association me semble venir du fait qu'on y trouve tous les niveaux d'angoisse : il s'agit, effectivement, de personnes qui font de l'anxiété sociale modérée autant que de gens qui souffrent énormément de leur phobie, celle-ci allant jusqu'à leur empêcher de reprendre un travail. De même pour l'agoraphobie : certains agoraphobes ont la possibilité, avec difficulté, de prendre le métro, tandis que d'autres ne peuvent venir à l'association qu'accompagnés et en voiture. Cette DIVERSITE a souvent permis aux adhérents de l'association de travailler ENSEMBLE, en groupe ou en binôme, sur des angoisses différentes pour chacun, cela en dehors des horaires et mêmes en dehors des jours, des réunions médiagoristes. Il s'agit d'échanger des idées, de faire part aux autres de ses moyens de lutter, de comprendre les outils de travail de chacun, et de s'en servir à son tour. Nous sommes en communication avec
d'autres personnes qui comprennent, ou du moins qui RESPECTENT nos angoisses, et cela est très souvent bénéfique et motivant. Cela permet de travailler concrètement sur ses peurs, et de retrouver, pour certains, des rapports d'amitié réels et longtemps oubliés sous le poids, et derrière les obstacles, de la phobie.

La diversité agoraphobie/phobie sociale me semble aussi être un élément essentiel de la fertilité de l'association : voir et rencontrer des gens qui ont d'autres angoisses, différentes et pas moins difficiles, permet de RELATIVISER SES PROPRES PROBLEMES. Cela permet d'échanger des idées intéressantes qui remettent en question l'importance qu'on donne à nos propres peurs : l'autre à des problèmes aussi, l'autre a des peurs tout aussi infondées que les miennes, etc.


Les réunions de l'association donnent aussi aux adhérents des moyens de reprendre le contrôle d'eux-mêmes et de leur quotidien. Il s'agit de se retrouver soi-même, de REPRENDRE CONSCIENCE de ses envies et de ses forces, de comprendre comment se confronter à la réalité malgré ses peurs. Médiagora se veut être un TREMPLIN.


Médiagora m'a donc aidée, et le fait encore, pour beaucoup de raisons. Il en est, je crois, de même pour les nombreuses personnes qui s'y rendent. Nombreuses, particulièrement depuis quelques émissions de télévision qui ont eu lieu dans les derniers mois sur les phobies. Ces émissions ont permis à beaucoup de monde de mettre un nom sur leur mal, et le résultat est remarquable : le monde afflue crescendo à l'association depuis plusieurs semaines. Malgré les difficultés sociales et agoraphobes de ces personnes, nous constatons en effet qu'elles prennent autant de courage que possible pour venir se ressourcer à Médiagora.

Le psychologue que je vois actuellement (Claudette Jonathan) organise des thérapies de groupe pour l'affirmation de soi. Elle considère comme étant très importante la notion de groupe pour une personne phobique. Les conséquences positives que cela peut avoir, particulièrement pour les personnes qui font de la phobie sociale, l'intéressent beaucoup, et elle a l'habitude de donner régulièrement les coordonnées de l'association à ses patients.
Il est cependant très dommage qu'il n'existe pas d'association comme celle de Médiagora dans un nombre plus important de régions, et particulièrement dans les régions du sud de la France : les trois antennes de l'association se situant dans le nord du pays. Je connais beaucoup de personnes par Internet, phobiques, qui souffrent effectivement de ne pas avoir ma chance : celle de se rendre régulièrement dans une association POSITIVISTE où on les comprenne et qui leur permette de rencontrer des gens avec qui ils puissent se sentir bien, et surtout progresser.

L'association nalpa concrétisée grâce à une volonté et à un sens aigu des responsabilités, me semble donc être une association extrêmement intéressante. J'encourage fortement les personnes phobiques de la région Rhône-Alpes à s'y rendre. nalpa peut apporter énormément aux gens qui souffrent, Nous le voyons dans la demande accrue d'associations que font les personnes concernés.

nalpa répond à une nécessité concrète, voilà en quoi je tiens à l'encourager tout particulièrement !

CELINE, PHOBIQUE SOCIALE